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Mensuel d’information
FRAIS PROFESSIONNELS La question des frais, pris en charge ou remboursés par l’entreprise, n’est pas toujours simple sur le plan fiscal. Voici ce que tout dirigeant doit savoir :
Rappel préalable : les avantages en nature (logement de fonction de fonction, mise à disposition d’un véhicule, etc...) ne doivent pas être confondus avec l’indemnisation de frais professionnels. Ils constituent toujours un complément de rémunération, déductible des résultats de l’entreprise et imposé entre les mains des bénéficiaires dans la catégorie correspondant à la rémunération.Quant l’avantage en nature est sans rapport avec les fonctions exercées par le dirigeant, il s’agit d’une libéralité assimilée à un acte anormal de gestion. Quel que soit son montant, il est réintégré dans les bénéfices imposables de l’entreprise et imposé en tant que revenu mobilier sans avoir fiscal.
Quand le dirigeant engage des dépenses exceptionnelles pour le compte de l’entreprise, les remboursements sont naturellement déductibles du bénéfice et exonérés d’impôt sur le revenu. On considère que le dirigeant a simplement « avancé » les sommes en question. Exemple : il reçoit des invités de marque dans l’entreprise, représente l’entreprise à une manifestation à l’étranger, etc...
Les remboursements de frais accordés aux dirigeants sont en principe déductibles des bénéfices de l’entreprise et exonérés d’impôt sur le revenu dans les conditions de droit commun (justificatifs, etc...). Ces frais doivent notamment correspondre à des dépenses strictement professionnelles (et non pas personnelles du type emploi de personnel, logement privé, etc...) et ne pas être couvertes par la déduction forfaitaire de 10%. Sont donc exclus, par exemple, les frais de déplacement domicile-lieu de travail, les frais de documentation, etc. En revanche, sont exonérés les remboursements de frais de déplacement, les invitations de clients, etc.Les dirigeants qui déduisent leurs frais réels ajoutent ces remboursements de frais à leur rémunération et déduisent ensuite le montant réel de leurs frais.
Déductibles au niveau de l’entreprise, les allocations forfaitaires versées aux dirigeants soumis au régime des salariés sont imposables entre les mains de l’intéressé. Sauf si cette allocation concerne un emploi salarié distinct du mandat social.Les allocations forfaitaires pour frais de déplacement et de représentation ne constituent pas une charge déductible si les mêmes frais sont par ailleurs remboursés aux intéressés. Mais cette règle ne s’applique pas aux dirigeants salariés. Elle ne concerne que les dirigeants et associés soumis au régime des non-salariés et les cadres (à l’exception des VRP). Les sommes réintégrées sont considérées comme des revenus mobiliers distribués (sans avoir fiscal si la société est soumise à l’IS).
En principe, un dirigeant peut déduire de son revenu
imposable les dettes sociales qu’il est amené à prendre en
charge en lieu et place de l’entreprise. A condition que cette prise en
charge soit liée aux fonctions exercées dans l’entreprise,
que cet engagement ait été donné dans l’intérêt
de l’entreprise et qu’il n’ait pas été disproportionné
par rapport aux revenus de l’intéressé.Les engagements de
caution pris en charge par les administrateurs ou les actionnaires sont
assimilés à des pertes en capital et ne sont donc pas déductibles
du revenu des intéressés. Ils ne peuvent pas, en effet, être
considérés comme des dépenses exposées en vue
de l’acquisition ou de la conservation d’un revenu professionnel.
CHEQUE IMPAYE : QUE FAIRE ?... Les droits et obligations du bénéficiaire et de l’émetteur en cas de chèque sans provision. Depuis la loi du 30 décembre 1991, l’émission
d’un chèque sans provision ne constitue plus un délit pénal.
En revanche, sont considérés comme des délits le fait
de retirer la provision pour empêcher le paiement d’un chèque
émis ou la signification d’une opposition sur un chèque en
dehors des cas prévus par la loi (perte, vol ou usage frauduleux).
Quant la banque refuse le paiement faute de provision, elle doit envoyer au titulaire du compte une injonction exigeant la restitution de tous les carnets de chèques en sa possession et lui interdisant toute émission de chèques. Elle adresse également une attestation de rejet au bénéficiaire du chèque refusé. Dans un délai de trente jours, le titulaire du
compte doit constituer une provision suffisante ou régler directement
la somme au bénéficiaire. Il recouvre alors la possibilité
d’émettre des chèques.
Si les sommes en jeu sont importantes, il peut aussi confier
l’affaire à un huissier qui procédera à une saisie
conservatoire rendant indisponibles certains biens du débiteur.
En l’absence de paiement dans les quinze jours, le bénéficiaire
du chèque peut alors demander à l’huissier de délivrer
un titre « exécutoire » et entamer ainsi une procédure
de saisie classique/
L’émetteur doit payer une pénalité (par timbres fiscaux) de 150,00 francs par tranche de 1 000 F. Cette pénalité n’est pas due s’il régularise la situation dans les trente jours et à condition qu’il n’ait pas émis un autre chèque sans provision dans les douze mois qui précèdent. En revanche, elle est doublée s’il a déjà émis trois chèques sans provision au cours de cette période. Si le chèque n’est pas honoré, l’émetteur
sera interdit de chéquier pendant dix ans.
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