LOI DES FINANCES 2001
LES POINTS
ESSENTIELS
S’agissant des particuliers,
la loi :
- diminue les taux d’imposition pour les revenus des années
2000 et 2001 et aménage le régime de la décote ;
- supprime l’abattement sur les revenus de capitaux mobiliers
pour les contribuables relevant du taux le plus élevé du
barème d’imposition ;
- substitue à la loi PONS deux nouveaux régimes
de réduction
d’impôt au titre des investissements outre mer dans le
logement
ou la souscription de titres de sociétés et des investissements
productifs réalisés outre mer par l’intermédiaire
d’une entreprise ;
- institue un crédit d’impôt destiné
à encourager l’utilisation de sources d’énergie renouvelable
dans l’habitation
principale
- reconduit sans actualisation pour la cinquième
année consécutive les tranches du barème de l’ISF.
Pour les entreprises et les
sociétés, la loi :
- réduit le taux d’IS par les PME à 25% en
2001 et 15% en 2002 ;
- supprime à compter de 2001 le taux réduit
de 19% applicable aux bénéfices capitalisés des PME
;
- diminue le taux de la contribution de 10% à 6%
en 2001, puis 3% en 2002 ;
- aménage les modalités de calcul des acomptes
d’IS et de la créance née du report en arrière du
déficit ;
- modifie le seuil de participation du régime des
sociétés mères et le champ d’application du régime
des plus values à long
terme ;
- poursuit la baisse du taux de l’avoir fiscal ;
- abaisse d’un quart de point les coefficient de calcul
de l’amortissement dégressif ;
- précise le montant des plus values des petites
entreprises pouvant bénéficier du régime d’exonération
;
- comporte de nombreuses mesures applicables aux entreprises
agricoles ;
- aménage
le régime de l’aide fiscale à l’investissement dans les DOM
;
- réforme le régime juridique et fiscal
des sociétés à capital risque.
Parmi les autres mesures,
notons :
- l’exonération d’IR et des prélèvements
sociaux des dons d’ordinateurs consentis par les entreprises à leurs
salariés
dans le cadre d’un accord d’entreprise ;
- l’alignement de l’assiette de la taxe sur les salaires
sur celle des cotisations sociales en 2002, le relèvement de la
décote, du seuil d’application des
taux majorés et de l’abattement dont bénéficient certains
organismes ;
- l’aménagement du régime d’exonération
partielle des droits de succession sur les transmissions d’entreprises
;
- la suppression de la vignette pour la plupart des véhicules
des personnes physiques et des associations.
AIDE
FISCALE A L’INVESTISSEMENT OUTRE MER
Le régime des aides à l’investissement outre-mer est modifié
pour les investissements réalisés de 2001 à 2006.
Pour les personnes physiques, un mécanisme de réduction d’impôt
se substitue au dispositif de déduction du revenu global de l’investisseur.
Pour les entreprises, les conditions des montages locatifs sont précisées
et le régime de conservation des biens est assoupli.
Rappel des mécanismes
existants - Personnes physiques : Les investissements outre-mer
réalisés par des personnes physiques domiciliées en
France ouvrent droit aux avantages suivants :
- le montant des investissements productifs réalisés
depuis le 15 septembre 1997 par l’intermédiaire d’une entreprise,
d’une société soumise au régime
des sociétés de personnes ou d’un groupement est déductible
de leur revenu global ;
- les investissements réalisés dans le logement
neuf ou la souscription au capital de certaines sociétés
donnent lieu à une
réduction d’impôt sur le revenu
;
Ces régimes sont supprimés pour les investissements
réalisés à compter de 2001.
Rappel des mécanismes
existants - Investissements des entreprises : Les entreprises
soumises à l’IS peuvent déduire de leurs résultats
imposables une somme égale au montant des investissements productifs,
diminué de la faction de leur prix de revient financée par
une subvention publique, qu’elles réalisent dans les départements
de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de la Réunion
à l’occasion de la création ou l’extension d’exploitations
appartenant à certains secteurs d’activité. La déduction
est opérée sur le résultat de l’exercice au cours
duquel l’investissement est réalisé.
Elle s’applique également aux investissements réalisés
par une société soumise au régime d’imposition prévu
à l’article 8 du CGI ou GIE ou un GEIE. Dans ce cas, la déduction
est pratiquée par les associés ou membres dans une proportion
correspondant à leurs droits dans la société ou le
groupement.
Sont également déductibles, pour les seules sociétés
soumises à l’IS, les investissements réalisés dans
le secteur locatif intermédiaire ainsi que les souscriptions en
numéraire réalisées lors de la constitution ou l’augmentation
de capital de sociétés de développement régional
des départements d’outre-mer, de sociétés exerçant
leur activité outre-mer dans les secteurs éligibles, des
sociétés qui réalisent des investissements dans le
secteur locatif intermédiaire ou de sociétés en difficulté.
Ce régime
de déduction est aménagé pour les investissements
réalisés à compter de 2001. Le dispositif de déduction
des investissements outre-mer ainsi modifié est reconduit jusqu’en
2006.
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