PLANCHE - REFLEXIONS SUR LE NON VOTE
DES A.°. ET DES C.°. AUX ELECTIONS DE L'ATELIER DU D.H. du F.°. A.°. Christophe PIG.°.Présenté le 17 Juillet 2002
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SOMMAIRE DU SITE
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REFLEXIONS SUR LE
NON VOTE DES A.°. ET DES C.°. AUX ELECTIONS DE L’ATELIER
En tant qu’apprenti,
pour moi, trois mots me semble définir la Franc Maçonnerie
: FRATERNITE d’abord, EGALITE et LIBERTE, ensuite. A mes yeux, les femmes
et les hommes, quel qu’ils soient, sont égaux et un Franc Maçon
se doit d’être libre, de penser et d’agir en dehors de toutes consignes.
Pour fonctionner, un Atelier se doit d’être doté d’un collège d’officier, organe d’autant plus important que les officiers de cet atelier forme ensuite le Conseil d’Administration qui est chargé de l’administration de l’Atelier, qui peut évoquer toutes questions utiles, soumettre des propositions au vote lors des tenues. Les élections du collège des officiers conditionnent donc la vie de l’Atelier, sa politique de fonctionnement, et de ce fait, la vie des membres qui le composent. Or, en vertu de nos statuts et règlements généraux, ne peuvent être électeurs que les membres actifs, assidus qui auront assisté aux deux tiers des tenues obligatoires au cours des douze mois précédant le vote. Sont considérés comme membres actifs : - les membres assidus (assiduité défini par l’article 148) Toutefois, le statut d’apprenti n’autorise pas à participer aux différents votes de l’Atelier. L’application de l’article 9 de nos statuts et règlements généraux conduit ainsi ouvertement à exclure une partie des membres actifs d’un Atelier en se fondant uniquement sur une problématique de statut. Pourtant, élire des sœurs et frères, qui vont être en charge, comme nous l’avons mentionné ci-dessus, de définir, d’organiser et d’assurer la vie de l’Atelier semble concerner tous les membres actifs et non pas seulement les Maîtres et les Compagnons. N’est-on pas par cette inégalité, en train de trahir, les principes fondamentaux de l’idée maçonnique que doit être la notion même d’égalité et de liberté d’expression. N’est-on pas en train de trahir, les principes même de base de tout fonctionnement démocratique, à savoir un homme, une femme, une voix. Comment comprendre qu’une assemblée mixte au surcroît, lorsque l’on connaît la lutte longue et légitime de nos sœurs pour obtenir ce même droit de vote, ne puissent s’émouvoir de cette amputation au droit de voter pour des membres de notre Atelier. Comment légitimer, alors qu’ils sont soumis aux mêmes règles d’assiduité, de paiement de cotisations que les autres membres de l’Atelier, que les apprentis ne puissent participer pleinement à la vie de notre Atelier notamment lorsqu’il s’agit d’élire ce qui constitue en fait l’âme de notre loge et qui doit-on le rappeler conditionnera le temps de leur mandat, la politique de tout l’atelier, donc également leur propre vie maçonnique. Ce choix est d’autant crucial lorsque l’on constate qu’au sein de notre Atelier le collège des électeurs est restreint et ne représente que 19 membres sur 56. Qu’ainsi les apprentis assidus sont susceptibles, dans certains cas, de représenter un poids significatif au sein des collèges électeurs. Ce qui d’un point de vue démocratique et mathématique n’est pas négligeable et qui aurait été susceptible de modifier, qui sait, l’avenir directionnelle de notre Atelier. Aux termes de l’intervention de notre très illustre Frère AUGUSTE, et si j’ai bien compris la portée de ses paroles, la loge est souveraine pour déroger aux règlements généraux si elle estime que cette dérogation lui semble nécessaire. Sans parler de dérogation, qui ne représente qu’un aspect exceptionnel, ne serait-t-il pas crucial pour notre Ordre qu’un débat en Atelier puisse être organisé sur cette question d’avenir du droit à chaque frères ou sœurs fussent-ils apprentis de participer pleinement à la vie de son Atelier, en étant partie prenante à part entière et égale aux orientations et aux choix qui comme les autres membres conditionnent sa vie maçonnique et la vie de son Atelier. Ne serait-il pas opportun, que cette question du droit de vote des Apprentis soit évoquée au sein de notre Atelier, au sein des ateliers de notre région et remontée pour examen à la Fédération Française du DROIT HUMAIN. Pour ma part, je crois qu’il s’agit d’une question importante pour l’avenir de notre Ordre et pour le respect de l’adage si cher à nos cœurs que sont la fraternité, la liberté et l’égalité. En allant plus loin, et par esprit égalitaire, démocratique et tout simplement par respect de l’Homme pour l’homme, ne pourrait-on pas également envisager un représentant des apprentis au sein même des Conseils d’Administration de notre Atelier. Il me semble que la Franc Maçonnerie a toujours en matière du droit de la personne était précurseur. Force est de constater que actuellement, tout conseil fonctionne avec une représentativité de toutes les factions qui en compose et constitue la vie. La encore, pourquoi restreindre la vie de notre Atelier à certain membres sans que cela puissent d’un point de vue du droit humain se légitimer. Il ne suffit pas de prôner l’égalité au sens large du terme, encore faut-il par des actes réels en effectuer une application concrète qui ne pourra que permettre une émergence dynamique pour tous nos Ateliers et permettre ainsi d’accroître les potentialités démocratiques de nos Cellules. Mes propos n’ont pas pour objectif d’agresser ou d’accuser, mais constituent une supplique d’un apprenti profondément emprunt d’humanité et qui pense que se taire sur ce sujet constituait pour lui une trahison car toute démarche susceptible d’améliorer le fonctionnement de notre Ordre se doit d’être évoqué et cela pour le bien de l’humanité toute entière.
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