PLANCHE SYMBOLIQUE
LA COLONNE B -
S.°. JUMELLE

Présentée le 03 Octobre 2003

 
 


 
 

 

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PLANCHE SYMBOLIQUE : LA COLONNE B

Vénérable Maître, et vous tous mes Sœurs et Frères en vos grades et qualités.

La légende d’HIRAM nous rapporte que les Apprentis et les Compagnons recevaient leur salaire les uns près de la colonne du nord et les autres près de la colonne du midi.

Ce sont ces deux colonnes qui encadrent la porte du Temple maçonnique. Celle marquée J est souvent rouge, tandis que l’autre dénommée B est blanche et noire.

C’est au pied de la colonne B que les Apprentis reçoivent leur salaire. Recevoir son salaire signifie recevoir de ses pairs la juste récompense de son travail maçonnique. La symbolique des colonnes donne à penser que l’obtention de son salaire passe par l’ouverture de soi.

De part leur élévation verticale du nadir au zénith, les colonnes J et B marquent le passage entre le bas et le haut ; c’est un échange, une liaison, une union entre ciel et terre, corps et esprit, matière et énergie.

La colonne B qui perpétue le nom de l’époux de Ruth, père de David et trisaïeul de Salomon, signifie initiatiquement « en lui la force ». La force ici évoque l’irrésistible puissance du travail, et non la violence comme on pourrait y croire.

Les colonnes J et B se dressent à l’entrée du Temple, au seuil de la porte de l’Occident. L’étude du symbolisme des colonnes nous éclaire sur la Loi fondamentale, intransgressible et unique.

Si l’on reprend l’histoire de la création de l’univers, on se rend compte que certains Séphiroth est regroupés par couples. Ainsi on peut noter la présence du couple Hokmah-Binah, qui a engendré le couple Chesed-Géburah, et enfin le couple Netzah-Hod, issu de Tiphéret. Et à chaque fois, dans chaque couple, on pourra noter la présence d’un principe masculin, positif, porteur de la semence, du principe actif, et la présence d’un principe féminin, qui permet de concrétiser passivement cette semence, détruisant par la même la raison d’être du couple.

Les Sephiroth sont ainsi classées en d’une part celles qui sont associées au principe masculin, d’autre part celles qui sont associées au principe féminin. Enfin, un troisième groupe rassemble les Sephiroth qui, à l’équilibre entre les deux, ne font pas partie d’un tel couple.

Ces trois groupes sont appelés les piliers ou colonnes, en référence aux piliers du Temple de Salomon.

En premier lieu : Le pilier de la miséricorde, placé à droite, est appelé Yachin. Il comporte les Séphiroth porteuses de semence, de l’aspect masculin, positif de la création, à savoir Hokmah, Chesed et Netzad. Il est associé au yang asiatique, à tout ce qui insuffle la vie et pousse à son développement.

Puis vient : Le pilier de la rigueur, placé à gauche est appelé Boaz. Il comporte les Sephiroth réceptacles de la semence, les Sephiroth teintés de l’aspect féminin, négatif de la création en ce sens qu’elles tendent à restreindre cette création : Binath, Geburah et Hod. Il est associé au yin asiatique, à tout ce qui contient, résorbe et confine la vie afin de mieux la contrôler. Marqué de la lettre hébraïque Beth (la première du mot Boaz), il est souvent représenté comme une colonne de couleur noire. On l’appelle ainsi parfois le pilier de la sévérité, ou même pilier de la forme, par opposition à la force, en tant que forme du moule dans lequel vient s’inscrire la Force de Yachin.

Et enfin : Le pilier de l’équilibre, le pilier central, est celui auquel le kabbaliste doit tendre in fine.

L’Arbre de vie présente donc une structure géométrique où ces regroupements peuvent être visibles. Quatre cercles, représentant les quatre Olanim, s’intersectent les uns avec les autres, tout en restant centrés sur un axe vertical, entouré de deux autres axes, ces trois segments représentant les trois piliers.

L’Exode raconte la traversée du désert. Ce « passage » conte les épreuves vécues depuis la sortie d’Egypte jusqu’à l’arrivée en terre promise. Au plan symbolique, il s’agit des épreuves à vivre et des étapes à franchir depuis la sortie de l’esclavage jusqu’à la conquête de la liberté au moyen d’un « enracinement » dans une identité nouvelle.

Pendant la traversée du désert, les hébreux construisent, transportent et honorent l’ « Arche d’Alliance » qui contient les Tables de la Loi. Plus tard, fixés dans la terre promise, les nomades se sédentarisent et construisent un Temple à Jérusalem. A l’entrée du Temple figurent les deux colonnes nommées respectivement Yachim et Boaz.

Ces colonnes sont en airain et sont creuses, elles sont également décoratives. Elles encadrent l’Entrée et leur sens s’exclut du contexte utilitaire.

Le symbolisme de la colonne est celui de l’Axe, déjà représenté sous la forme de l’Arbre. La colonne creuse est le lieu où circule l’énergie.

Il y a vie dès lors qu’il y a circulation d’une énergie à l’intérieur d’un tube creux.

La colonne est la structure qui permet la transformation. Elle symbolise également tout ce qui assure la circulation.

L’étude de la Colonne B n’a pas été facile. Mais, il suffit de regarder ce « monument » qui se dresse devant nous pour comprendre son importance, et comme il a été dit plus avant, celui qui marque le passage entre le bas et le haut.

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